Le tam tam, "l'objet icône des pauvres"

 

 

Tabouret d’appoint en plastique (matière qui fait fureur dans les années 70), cet objet culte à la silhouette galbée en forme de diabolo ou d’instrument de musique africain a été conçu en 1968 dans la société française Stamp par Henry Massonnet. Ce dernier voulait à l'époque créer une assise, légère et pratique, avec un espace de rangement, destinée aux pêcheurs. 

 

 

Léger et ergonomique -et donc facile à transporter, il se compose de trois parties : deux éléments coniques creux identiques s'emboîtant l'un dans l'autre qui permettent de conserver le poisson dans un peu d’eau, et un couvercle très légèrement convexe qui ferme l'extrémité supérieure et sert d'assise.

 

 

Vendu à l'époque de sa création au prix de dix francs (1,5 €), le tabouret se popularise grâce à un cliché qui le met en scène avec Brigitte Bardot dans Ici Paris.

 

 

Devenu un objet culte, il est alors adopté comme siège d'appoint d'intérieur, en particulier sa version orange, très prisée à l’époque. Il sera vendu à plus de douze millions d’exemplaires puis décliné en table ou en lampe.

 

 

Il entre dans les collections du Moma (Museum of Modern Art) à New York et reçoit les honneurs du Musée des Arts Décoratifs de Paris.

 

 

Après être tombé aux oubliettes, il ressuscite une trentaine d’années plus tard grâce à Sacha Cohen, qui initie sa réédition via Branex Design.

 

 

Flashy, transparent, fluo, translucide, customisé, imprimé, édité dans une multitude de coloris, et dans diverses matières (polypropylène, ABS, bois ou liège), le Tam Tam est aujourd'hui fabriqué dans la même usine de l'Ain et le même moule n°169 qui a donné jour au modèle original.

 

 

Seul ou coordonné, élément de décor ou objet d'appoint, il a sa place dans toute la maison de la chambre à la salle de bain, de la cuisine à la terrasse. Il est même décliné désormais en enceinte pour Iphone.